Essentiellement

Dans ce site, j’écris à propos de la connaissance de soi surtout du point de vue de la relation d’aide. C’est la connaissance de la personne et de son histoire. Mais je vous propose ici un texte sur la connaissance de soi à un niveau plus spirituel, au niveau d’une sagesse plus profonde.

Oubliant notre véritable nature, nous nous identifions aux pensées qui se présentent, au monde qui apparaît. En croyant à ces pensées, nous créons une identité limitée et nous en souffrons.

Être qui nous sommes véritablement met fin à cette identification temporaire.

Ultimement, il n’y a donc que deux points de vue: l’un captivé par le mental et l’autre libre de celui-ci.

Notre véritable nature nous permet d’être conscient de qui nous sommes au-delà des expériences, des conditionnements, des croyances, des pensées…

Cette connaissance n’est pas intellectuelle, mais peut l’être lors d’une recherche de compréhension. Pour être réel et concret, le savoir doit devenir un vécu, une expérience directe, un état naturel.

Aucun terme ne peut décrire ce que nous sommes réellement. Ceci est au-delà des concepts créé par le mental. Ceci ne peut être imaginé ou imagé.

Étant conscients ou non de notre véritable nature, lucides ou dans l’ignorance, heureux ou malheureux, libres intérieurement ou souffrants, nous demeurons inévitablement cet être au-delà des conditions humaines. La transe des pensées est temporaire et ce que nous sommes véritablement reste intact derrière ces manifestations théâtrales.

Que nous soyons libres ou captivés, aimer et être attentionnés à soi, aux autres et à la vie restent salutaires et apaisants pour les personnages sensibles que nous expérimentons.


À méditer

En dehors du mental, il n’y a pas de souffrance. Qu’il y a-t-il en dehors du celui-ci?

On dit qu’il faut être dans le moment présent, mais il est impossible de ne pas y être. Dans le moment, notre attention est sur les pensées ou pas.

Refuser la réalité fait souffrir. L’acceptation fait rester paisible.

On souffre parce qu’on ignore la nature des choses: la nature du monde, du corps, des pensées, de qui nous sommes véritablement…

La personne est un concept. Donc, elle n’existe pas réellement.

Le temps n’existe pas. Les concepts de prédétermination (destin) et de libre arbitre se confondent: tout est décidé et manifesté dans le moment intemporel. La volonté est déjà là; les choses apparaissent.